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Jérémy Lorca ou le retour du franc-parler

Le chroniqueur de l’émission d’Anne Roumanoff sur Europe1 est actuellement en tournée dans toute la France avec son spectacle « Viens on se marre ». C’est ainsi que tous les mardis soirs au Théâtre du Marais, Jérémy Lorca donne rendez-vous à qui veut pour une bonne session de rigolade. 

Ce fervent défenseur du don du sang pour tous aborde dans son nouveau spectacle autant de sujets qui font débat et invitent à la réflexion. Mais rassurez-vous, ce natif d’Avion ne saurait le faire sans la subtilité, et le sarcasme mordant, qu’on lui connait. 

Féminisme, homophobie, terrorisme, Netflix et surimi.

C’est après son spectacle Bon à Marier, joué pendant 3 ans à Paris, que Jérémy Lorca a décidé d’écrire avec son cœur. Ce comédien pour qui « l’essentiel n’est pas d’où l’on vient mais où on veut aller » souhaite faire passer un message au travers de chacune de ses interventions. Et c’est en défendant l’idée que l’on peut rire de tout que Jérémy Lorca aborde sans concession : féminisme, homophobie, terrorisme, Netflix et surimi. En somme, autant de sujets qu’il ne faudrait pas aborder un mardi soir.

« J’ai lu les 10 commandements officiels du Coran et force est de constater, les amis, qu’on est plus dans du Woodstock que dans du Terminator. Donc je me suis dit : A quel moment ça a pu merder ? Il n’y avait que 10 lignes à retenir »

Ce one-man-show déconseillé aux moins de 16 ans, atteste d’un franc-parler et d’une liberté d’expression. Pendant 1h05 de performance, le public assiste donc à une réelle déclamation d’idées et de ressentis conçue sans langue de bois. Contrairement à son ancien spectacle, Jérémy Lorca a ici opté pour une écriture plus poignante et plus sombre qui témoigne de la mise à nu de l’artiste face à ses spectateurs. 

Le titre de la pièce, quant à lui, est bien justifié : Jérémy Lorca invite son public à rire, et ce n’est pas un euphémisme. C’est ainsi que, dans une salle où la proximité est de mise, le spectateur est immergé dans une ambiance familière, propice à l’échange, dans laquelle le monologue se fait instrument de dialogue. 

C’est donc un one-man-show plein de bonnes ondes et écrit avec le cœur qui se joue tous les mardis soirs à 21h15 au Théâtre du Marais et auquel je me suis bien marrée.  

Kenza Walter

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