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Le No Entry, le bar surprise de Pink Mamma

Niché au cœur de Pink Mamma, l’imposant dernier né du groupe Big Mamma, le No Entry reprend le concept du speakeasy en l’adaptant avec succès à l’image italo-branché de la chaîne. Kulturiste a testé pour vous ce bar aux cocktails déroutants.

 

Tous ceux qui ont déjà mangé dans un restaurant Big Mamma le savent, une place à leurs tables se mérite. Si l’on n’a pas la chance de pouvoir se présenter avant l’ouverture, les temps d’attentes peuvent atteindre plusieurs dizaines de minutes voire près de deux heures. Pink Mamma, l’établissement ouvert en juin dernier près de Pigalle, ne déroge pas à la règle malgré ses quatre étages.

Pour ceux que cette attente excède ou en recherche de nouveauté, Pink Mamma a trouvé la réponse : un speakeasy, le justement nommé No Entry. Le terme speakeasy désigne un bar caché, derrière la façade d’un magasin par exemple. Le concept est né aux Etats-Unis en réponse à la prohibition (1919-1930), période pendant laquelle la consommation d’alcool était interdite. Naturellement ce type de bars est bien plus développé outre-Atlantique, même s’il en existe à Paris, et c’est vraisemblablement cet exotisme qu’a voulu importer Big Mamma.

Les gérants de la chaîne n’en perdent pas pour autant leur sens du commerce, le No Entry étant référencé sur leur site et leurs réseaux, quitte à quelque peu éventer l’effet de surprise. Cela n’a toutefois en rien gâché la curiosité de l’auteur de ces lignes, peu familier des speakeasies.

Un lieu à la hauteur de son mystère

La découverte commence au sous-sol du restaurant. On ouvre d’abords une première porte donnant sur une chambre froide où sont exposés de beaux morceaux de viandes. On est alors loin de l’attroupement de l’entrée du restaurant et l’on se demande presque si l’on est au bon endroit, alors qu’un pictogramme « passage interdit » est affiché sur la prochaine porte. La musique qui nous parvient alors est la confirmation que nous sommes bien arrivés à destination.

Même si nous savions à quoi nous attendre, le charme de la cachette opère, cette impression d’être en quelque sorte privilégié. Le décor est particulièrement soigné, fauteuils rouge et bocaux remplis d’eaux et de plantes du plus bel effet. L’ambiance est tamisée et festive, avec un DJ passant des remix pop et électro.

 

La carte du No Entry est exclusivement composée de cocktails originaux, jouant avec l’esprit italien de la maison (chaque boisson porte le nom d’une région italienne) et aux ingrédients surprenants : feuilles de basilic, crème fraîche, blanc d’œuf, vinaigre balsamique… on aperçoit même, sur une table voisine, un verre surmonté d’une coquille d’huitre. On opte pour L’Emilia Romagna à base de Sloe Gin Playmouth, Lambrusco, sirop de fraise et de framboise, vinaigre balsamique et jus de cranberry ainsi que pour un Sardegna à la tequila, jus de pastèque, bitter orange ou encore Ginger Cordial.

A l’arrivée la présentation des boissons est à la hauteur du lieu. L’Emilia Romagna est d’abord posé devant nous comme un simple cocktail, puis le serveur dépose une sphère remplie de carbone, libérant instantanément un nuage de vapeur au sommet du verre. Les goûts sont à la hauteur de la présentation, subtils et équilibrés, justifiant les prix de la carte (entre 12 et 16€).

À l’arrivée, le No Entry rassemble tous les attributs d’un bar de qualité : une ambiance agréable et des cocktails singuliers et savoureux. En bonus, le lieu n’est pas autant pris d’assaut ce que les restaurants Big Mamma, permettant d’en profiter l’esprit léger. À essayer au plus vite !

Briac Subrin-Bigot

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