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L’écomusée : une institution culturelle au rôle social et communautaire

Cher lecteur, en cette douce période ensoleillée, je sais que tu réclames à cor et à cri des vacances bien méritées. Pour l’heure, je te propose une petite escapade dans l’espace et le temps. Aujourd’hui, c’est bien loin de Paris que je te conduis puisque l’ « exposition » dont je m’apprête à te parler se situe dans un petit village landais du nom de Sabres. Les guillemets sont légitimes : je ne me suis rendue ni dans une institution ni dans une fondation qui aurait pu accueillir les oeuvres d’un artiste déterminé ou un corpus d’oeuvres abordant un thème précis. Le village de Sabres est en effet connu et reconnu pour son écomusée de Marquèze.

« Les écomusées ont pour but de préserver ou de reconstituer sur les lieux mêmes des bâtiments, des types d’activité dont le passage du temps nous a coupés depuis un ou deux siècles, parfois à peine quelques décennies » tels sont les mots de Claude Lévi-Strauss qui, dans Territoires de la mémoire, pose très brièvement et efficacement les principaux traits saillants de ces nouveaux musées.

Dans les années 1970, nombreux sont les écomusées qui ont affleuré au sein des différentes régions du territoire français avec pour principal objectif de fédérer une communauté et d’oeuvrer pour le développement de celle-ci. Il s’agit de fédérer localement la population autour d’un projet, transformer les habitants en acteurs et usagers du patrimoine et représenter au sein d’un milieu précis les modes de vie qui lui sont propres. L’écomusée est le fruit d’une réflexion orientée vers la volonté de renouveler le musée traditionnel et de redéfinir son rapport au public.

L’écomusée de Marquèze respecte assurément cette démarche. Témoignant du système agro-pastoral et de la vie dans la Haute-Lande à la fin du XIXème siècle, ce village reconstitué dans sa physionomie d’époque suscite la participation citoyenne, est ancré dans son milieu et contribue à son développement.

Pour te rendre au site, il te faudra emprunter un petit train qui, sur un trajet de quatre kilomètres, te fera voyager au coeur de la forêt landaise. Une fois arrivé, tu pourras observer les multiples et authentiques maisons de maîtres et métairies, les bergeries ainsi que les fours et moulins. Toutes ces bâtisses s’organisent autour d’une vaste pelouse ombragée de chênes centenaires que l’on appelle un airial.

Tu peux donc commencer à évoluer dans ce village : dans un premier temps, tu pourras aller d’une maison à une autre et en apprendre davantage sur la vie quotidienne de ces trente à quarante cultivateurs qui tiraient leur subsistance de la récolte du seigle et du millet, des fruits du verger et du miel des ruchers, de l’élevage de la volaille et des brebis, ainsi que de l’exploitation de la forêt. Puis, tu pourras te laisser charmer par les ateliers manuels ou bien peut-être que tu préféreras finalement te joncher sur de véritables échasses landaises.

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Le site de Marquèze est l’unique écomusée que j’ai eu la chance de visiter mais je t’encourage vivement à fréquenter ces institutions culturelles qui méritent davantage de lumière !

Infos pratiques :

Quand s’y rendre ?
Réouverture au Printemps 2021.

Comment s’y rendre ?
Le guichet de l’écomusée est situé dans l’ancienne gare du village de Sabres, sortie dir. Mimizan. (Coordonnées GPS: 44.148526 Nord // – 0.746947 Ouest). Parking gratuit et ombragé face à l’ancienne gare de Sabres. Stationnement en camping car au Domaine de Peyricat à 5 min de l’écomusée.Combien ça coûte ?
Plein tarif : 14 euros
Tarif réduit : 11 euros
Tarif jeune (4-18 ans) : 9,5 euros

Sources :
http://ecomusee.qc.ca/ecomusee/definition-dun-ecomusee/
https://www.marqueze.fr/

Sarah Barsacq

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