Mark-Page

Les ateliers d’écriture du CELSA : quand communication et littérature deviennent complémentaires

À l’approche des épreuves orales d’admission au CELSA, penchons-nous aujourd’hui sur un cours presque méconnu des candidats au concours et dont la prise en compte pourrait pourtant bien les valoriser durant l’entretien avec le jury : celui des ateliers d’écriture. En Licence 3, les étudiants du CELSA doivent effectivement choisir entre plusieurs projets littéraires différents : celui de la rédaction d’une nouvelle, d’un recueil de poèmes ou d’un scénario. De quoi laisser les étudiants travailler leur imagination le temps d’un cours. D’une manière plus profonde, ces ateliers d’écriture permettent également d’interroger les rapports existant entre littérature et communication.

Les ateliers d’écriture au CELSA : le concept

Peu après la rentrée et fraîchement rentrés de leur week-end d’intégration, les étudiants du CELSA choisissent un cours au choix parmi plusieurs ateliers d’écriture proposés. L’idée est simple : travailler l’expression écrite des futurs communicants qu’ils sont d’une manière créative et originale.

  • Les ateliers d’écriture de nouvelles sont les plus prisés par les Celsiens. Organisés autour d’un thème choisi par les professeurs, ils débouchent sur un concours, dont le gagnant se voit décerner le Prix de la Nouvelle du CELSA correspondant à sa promotion.

  • Les ateliers d’écriture de poèmes sont dirigés par une anthropologue, et font l’objet cette année d’une publication sous forme de recueil, en collaboration avec les Éditions Henry.

  • Les ateliers d’écriture de scénarios sont l’occasion de se plonger dans un genre littéraire assez peu travaillé dans le cadre scolaire et académique et attisent la curiosité des étudiants les plus attirés par l’univers du théâtre et du cinéma.

Exigeant une part d’investissement assez importante de la part des étudiants — du moins lors de la première moitié de l’année — ces ateliers d’écriture gagneraient à être plus connus de la part des candidats aux concours. Cela pourrait, en effet, les inviter à réfléchir aux rapports existant entre littérature et communication, et donc enrichir leur discours face au jury d’admission lors des épreuves orales, voire même leurs dissertations lors des épreuves écrites d’admissibilité — surtout lorsque l’on sait que nombre d’entre les candidats sont issus de formations littéraires (khâgne, histoire, lettres, philosophie, etc.).

Interroger le rapport entre littérature et communication

On accuse souvent la communication d’être volatile, superficielle, intéressée, et donc d’être quelque peu antinomique à la littérature, qui serait intrinsèquement plus profonde, posée, moins manipulatrice. C’est cependant oublier que la littérature est une forme de communication. Elle est même un média, si l’on veut être macluhanien. L’on pourrait même dire qu’elle est l’un des médias les plus anciens.

Parce qu’elle est une fenêtre entrouverte sur le monde, la littérature est nécessaire à tout bon communicant, en ce qu’elle lui permet de comprendre la nature profonde de l’esprit humain : le genre poétique, la nouvelle et le scénario sont autant de facettes qui animent les imaginaires collectifs et que tout professionnel de la communication se doit d’appréhender pour que son message soit bien transmis.

Crédits photo : http://www.plume-escampette.com/atelier-decriture-comment-apprendre-a-ecrire/

Sara Lachiheb

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *