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Les coups de cœurs de la rédac’

Tu ne sais pas quel morceau écouter ni dans quel livre te plonger pendant les vacances ? Ne t’en fais pas : Kulturiste vient à ta rescousse ! Voici la compilation kulturelle de la rédac, le kalendrier de l’avent Kulturiste 2020 sous forme de compilation ! Tous nos coups de cœurs partagés avec vous au mois de décembre se retrouvent ici réunis et répartis selon leur rubrique. Parcourez donc cet article à votre guise et (re)-découvrez les œuvres kulturelles favorites et bons plans de toute l’équipe. Livre, pièce de théâtre, jeu vidéo… Il y en a pour tous les goûts !

 

1er décembre : L’insoutenable légèreté de l’être de Milan Kundera, le coup de cœur Mark-Page de Sarah D

L’intrigue se déroule en 1968 à Prague et s’étend sur la période allant du Printemps de Prague à l’invasion de l’URSS. Tomas, un chirurgien, Tereza, sa femme photographe obsédée par la crainte permanente que celui-ci soit infidèle, Sabine, la maîtresse de Tomas et enfin Franz, un universitaire suisse épris de cette dernière, sont les quatre personnages principaux de ce livre que Kundera exploite afin d’explorer ce qui se passe à cette époque du côté de la vie artistique et intellectuelle de la société tchèque.

On a souvent mis en avant le pessimisme de Kundera suite à la lecture de cette œuvre, surtout en ce qui concerne les rapports amoureux. Mais, personnellement, ce n’est pas ce que j’ai ressenti. Son écriture est si poétique que son pessimisme en devient beau et sensible. Il a su mettre des mots sur de nombreux sentiments que je ressentais également. Il a une manière unique d’aborder les problèmes philosophiques existentiels qui peuvent parfois questionner l’être humain comme par exemple l’amour, la sexualité, l’être, le néant sur fond de crise politique. Finalement, ce qui m’a frappée à travers la lecture de cette œuvre, c’est le fait d’avoir lu une histoire avec de vraies personnes. Ce ne sont pas des héros de roman auxquels on ne peut pas s’identifier, ils sont tout simplement bouleversés par les aléas de la vie, comme vous et moi.

 

2 décembre : La piscine Saint Louis, le coup de cœur Bistro-Disko d’Apolline


C’est une super adresse pour prendre un brunch le week-end, retrouver des amis autour d’un apéro avec une bonne sélection de bière et de magnifiques cocktails, ou encore déjeuner d’excellents burgers ou poke bowl ! J’adore cet endroit car la carte est super fournie, les plats sont délicieux, la déco du resto est trop mignonne et les serveurs sont très accueillants (et très drôles) ! Petit plus : il est possible d’organiser des évènements dans une salle prévue à cet effet.
Instagram : @lapiscinesaintlouis, Adresse : Rue Juliette Dodu 2, 75010 Paris

 

 

3 décembre : Le ballet Sérénade de George Balanchine, le coup de coeur Spektateur de Mathilde

Sérénade est un ballet de style néoclassique représenté pour la première fois en 1934 à New-York. Cette création de Balanchine, sur une musique de Tchaikovsky (Sérénade en ut majeur pour orchestre à cordes) explore de nouveaux aspects de la technique de danse classique. Sérénade est ainsi considérée comme l’une des œuvres majeures de son chorégraphe et fait notamment partie du répertoire du New York City Ballet.

Sérénade est l’un des plus beaux ballets que j’ai eu la chance de voir. Son style épuré crée une atmosphère à la fois captivante et poétique, qui place la danse au centre de la scène. Chaque pas s’accorde parfaitement aux différents mouvements de la partition. Cela donne ainsi l’impression tout au long du ballet que l’incroyable chorégraphie de Balanchine met en mouvement la musique. J’aime également le fait qu’il s’agisse d’un ballet “sans histoire”, si ce n’est celle de la musique. Chacun peut donc recourir à son imagination pour interpréter ce que la chorégraphie ne fait que suggérer !

 

4 décembre : Perfect Blue, le coup de cœur Inkulture d’Aurea

« De la fiction naît la réalité. »

La dernière réplique de Paprika, autre film de Satoshi Kon, nous aide à mieux entrer dans l’univers de Perfect Blue. Ce film explore la frontière parfois poreuse entre fiction et réalité. Par le prisme du film d’animation, le réalisateur introduit le thème des maladies mentales et des effets pervers du processus de starification.

Membre d’un groupe de pop japonaise au style rose bonbon, Mima décide de délaisser sa carrière dans la musique afin de se lancer dans le cinéma. Elle rejette le caractère infantilisant qui lui était imposé et accepte tout, y compris l’hypersexualisation. C’est alors pour elle le début de la descente aux enfers.

J’ai adoré la construction quasi labyrinthique du récit. L’intrigue se présente comme un puzzle : il faut voir le film plusieurs fois afin d’en saisir toutes les subtilités. On sent que le réalisateur cherche à décontenancer le spectateur. J’ai aimé me laisser surprendre tout au long du visionnage de ce film. Si nous sommes d’abord plongés dans l’univers d’apparence rose bonbon de la pop japonaise, c’est pour mieux nous emmener dans un thriller psychologique morbide et haletant. Ne vous laissez pas avoir par la réputation enfantine dont écopent les films d’animation. Regarder Perfect Blue, c’est s’embarquer dans une véritable expérience cinématographique vertigineuse et glaçante.

 

5 décembre : Le portrait de Lunia Czekowska (1919) par Amedeo Modigliani, le coup de cœur Kanvas de Sarah M

Artiste au style hors-normes, entre fauvisme, expressionnisme et cubisme. Sa vie, vie brève et scandaleuse, a fait de lui un artiste unique. Il joue sur l’image de l’artiste maudit, de par son goût excessif pour l’alcool, les drogues et les femmes. Toutes ces influences lui ont permis d’affirmer son style, si connu pour les lignes des corps qu’il a pein

Cette toile, peinte un an avant la mort de Modigliani, représente son amie Lunia, la femme qui a le plus compté dans sa vie. Il s’agit d’un portrait à la composition dépouillée. On n’y voit que le buste d’une jeune femme gracieuse, au style simple, dont les courbes peintes soulignent l’élégance et le calme. Cette fois, le peintre n’a pas choisi le nu, il n’y a pas de désir charnel, sauf peut-être cette longue nuque qui lui apporte sa touche de sensualité…

 

6 décembre : Nymphéas noirs de Michel Bussi, le coup de cœur Mark-Page d’Elisa

L’auteur vous propose une intrigue qui se déroule à Giverny, là où a vécu le maître de l’impressionnisme Claude Monet. Elle naît du point de vue d’une vieille femme, spectatrice de la fenêtre de son moulin d’un étrange manège de vie … Manège dans lequel les chemins, d’une jeune femme aux yeux couleur nymphéas d’une part et d’une petite fille d’autre part, vont venir se croiser … En effet, si Giverny nous apparaît souvent comme l’incarnation d’un idéal de paix et de sérénité, en référence aux toiles végétales colorées que nous lui associons, ce roman nous montre que les apparences sont trompeuses et qu’elles dissimulent en réalité des énigmes qui vont venir raviver les blessures du passé de personnages hauts en couleur …

Si vous ne deviez lire qu’un seul roman de Michel Bussi, je vous conseillerais sans hésiter celui-ci. L’intrigue vous transporte des premières pages jusqu’aux dernières avec un final à couper le souffle. L’auteur maîtrise toutes les techniques d’écriture d’un bon livre à suspense et parvient à faire passer son lecteur par toutes les couleurs d’une palette de peinture, dans un mélange temporel subtil … Oubliez le bon vieux polar classique pour vous plonger dans l’atmosphère enivrante et mystérieuse de Giverny et y découvrir des personnages qui ont beaucoup à vous raconter !

 

7 décembre : La crêperie O11ze, le coup de cœur Bistro-Disko de Mathilde

Après le succès de l’ouverture d’une première crêperie à la Garenne-Colombes en 2013, le concept O11ze s’est déployé et a maintenant 4 adresses en région parisienne (2 à La Garenne, 1 à Colombes et 1 à Levallois). La carte 100% bretonne vous propose toute une déclinaison de crêpes et galettes originales, élaborées avec des produits frais et de saison, en privilégiant le plus possible le circuit court !

Pas besoin d’être breton·ne pour aimer les crêpes, surtout lorsqu’elles viennent de O11ze ! Je recommande cette crêperie à tous ceux qui souhaitent déguster d’excellents produits bretons, dans une ambiance vintage très sympa, avec un coup de cœur particulier pour leur caramel fait maison 🙂

Insta : o11ze_creperies
Plusieurs adresses toutes très sympa à la Garenne-Colombes, Colombes et Levallois

 

8 décembre : Contes et Légendes de Joël Pommerat, le coup de cœur Spektateur d’Apolline

L’histoire tourne autour de jeunes garçons adolescents en rébellion et en pleine construction identitaire. Ils évoluent dans un monde futuriste où les robots ont pris une place importante dans les foyers et dans la vie professionnelle des humains. Les enjeux, les conflits et les rebondissements de la pièce sont notamment liés à la similitude troublante qu’on remarque entre les hommes et les machines. Il en ressort également la question des genres et de leurs rôles respectifs dans la société.

Le jeu d’acteur est absolument incroyable et surtout lorsqu’on sait que ce sont des femmes d’environ 25 ans qui incarnent le rôle de garçons de 12-13 ans (je tenais à préciser). Les dialogues sont succulents et nous baladent d’une émotion à une autre. Chaque scène est magnifiquement bien pensée. Les sujets sont modernes et abordés avec intelligence et finesse. C’est un gros 10/10.

 

9 décembre : In Waves d’AJ Dungo, le coup de cœur Inkulture de Sarah D

Ce livre mêle l’histoire d’un amour et d’un deuil ainsi que l’histoire du surf. AJ Dungo, l’auteur, immortalise les instants de sa longue relation avec Kristen. Il est au lycée quand il la croise pour la première fois. C’est un véritable coup de foudre. La maladie, qui dévorait déjà la jeune fille mais de l’intérieur, apparaîtra réellement après leur rencontre. Ils vont rester ensemble 10 ans durant lesquels leur relation sera rythmée par un cancer des os insurmontable. Kristen, qui surf depuis son enfance, va transmettre sa passion pour le surf à AJ. En parallèle de cette histoire d’amour, de son histoire d’amour, AJ Dungo relate, par une autre couleur, l’histoire du surf. Il évoque deux personnages réels : Duke Kahanamoku, l’inventeur du surf et Tom Blake, l’inventeur du surf moderne.

Ce roman graphique m’a énormément bouleversée. Ces deux histoires s’entrechoquent d’une manière très naturelle. Nous avons le bonheur de suivre ces quatres personnages à travers deux époques et deux tons de couleurs différents. Ce livre aborde la question de la mort d’un être cher mais aussi du chemin à faire après. Les images se mêlent aux mots avec beaucoup de justesse et l’auteur semble mettre les mots qu’il faut pour parler du bonheur tout en sachant aussi parler justement de la tristesse et du deuil. On ressort bouleversé de cette lecture grâce à toute la poésie que l’auteur nous a mise sous les yeux.

 

10 décembre : Hopper et la solitude, le coup de cœur Kanvas de Sarah M

Edward Hopper, aussi appelé “the silent observer”, avait pour projet de peindre la part insignifiante de notre vie quotidienne afin d’en révéler le pouvoir d’évocation. Artiste timide et taciturne, il aimait le silence même s’il vivait en plein cœur de Manhattan. Il cherchait à créer un art essentiellement américain, qui se détachait des canons européens, mais ce n’est que tard qu’il se fait connaître pour son talent de peintre.

Hopper représente ces “empty moments” de la vie quotidienne. Il abandonna les particularités et le gigantisme de la ville pour tenter de fixer les moments singuliers de la réalité et pour mettre en valeur la solitude physique et psychologique de toutes les personnes qui y vivent.

“Je crois que l’humain m’est étranger. Ce que j’ai cherché à peindre, ce ne sont ni les grimaces ni les gestes des gens ; ce que j’ai vraiment cherché à peindre, c’est la lumière du soleil sur la façade d’une maison.”

Western Motel, 1957 : Sur cette toile, la ville est absente et la vie semble être en suspens. On ne remarque qu’une femme, seule, méditative, qui dirige son regard vers le spectateur. On ne sait rien de l’action, du travail ou des désirs de la jeune femme. Tout semble immobile, silencieux et très calme. La grande baie vitrée donne un aperçu de l’extérieur, tout aussi inanimé. La lumière entre dans la pièce, mais la femme lui tourne le dos, cocnentrée sur l’intérieur de la pièce, comme distraite par ses pensées ou par le spectateur qui interrompt ce moment d’attente.

 

 

 

11 décembre : Miss Islande d’Audur Ava Olafsdottir, le coup de cœur Mark-Page d’Aurea

En 1963, en Islande, Helka quitte la ferme familiale pour rejoindre la capitale, Reykjavík, nourrissant de grandes ambitions : elle rêve de devenir écrivaine ou poétesse. La société islandaise de l’époque, étriquée et conservatrice, la verrait cependant plutôt endosser le titre de Miss Islande et cherche sans cesse à la détourner de sa passion pour l’écriture. C’est sans compter sur la détermination d’Helka qui puise sa force du volcan dont elle porte le nom. Elle est l’incarnation d’un état d’esprit ouvert et progressiste.

J’ai particulièrement apprécié la plume d’Audur Ava Olafsdottir. Ses phrases brèves, sèches, presque brusques, confèrent à ce livre un charme minimaliste. La puissance de cette œuvre est contenue dans son pouvoir évocateur : chaque petit détail est alors sublimé par la plume de l’écrivaine.

 

 

12 décembre : Le restaurant Hamler’s Burgery, le coup de cœur Bistro disko d’Elisa 

Très bonne adresse pour partager un repas rapide et simple qui saura vous rassasier, seul ou entre amis ! La team d’Hamler’s vous propose aussi bien des burgers classiques (comme le traditionnel cheeseburger) que des recettes plus originales à base de bleu ou d’avocat pour que tout le monde y trouve son compte !

Ne vous arrêtez pas à sa devanture simpliste et franchissez le seuil de ce chaleureux petit restaurant ! L’équipe vous accueillera tout sourire et vous proposera un service efficace ! Si le classique burger-frites est plus que recommandable, je vous propose également de goûter leurs recettes de milkshakes et leur citronnade … Plus besoin d’attendre l’été pour se faire plaisir !

Instagram : @hamlersparis, Adresse : 12 rue Monge 75005 Paris

 

13 décembre : The Concert de Jerome Robbins, le coup de cœur Spektateur de Calypso

Connu pour ses chorégraphies dans West Side Story, Jerome Robbins n’a pas seulement conquis Broadway : le milieu si académique de la danse classique s’est aussi vu transcendé par son génie. Allez donc jeter un coup d’oeil à The Concert, cette comédie-ballet où les danseurs incarnent des personnages qui se rendent à un récital de piano. Et croyez-moi, vous ne parlerez plus jamais de la danse classique de la même façon. Alors certes, l’on retrouve les pointes aux pieds, et ces fameuses lignes du corps, sublimées par le répertoire de Chopin. Mais Robbins marie cela avec un tel humour, que l’on ne cesse jamais de sourire (voire s’esclaffer) devant son oeuvre.

Ce que j’apprécie, c’est la volonté de Robbins de désacraliser le genre du ballet. Je trouve le danseur classique souvent cristallisé sur scène, presque déshumanisé tant ses mouvements visent la perfection. Dans The Concert, cette perfection gestuelle subsiste, mais le jeu théâtral assumé la décomplexe. Grâce à leurs mimes caricaturaux, les danseurs paraissent soudain accessibles. Affublés d’accessoires amusants, ils incarnent des stéréotypes qui nous parlent à tous, ce qui crée une connivence agréable entre eux et nous, public.

 

14 décembre : Assassin’s Creed Odyssey, le coup de cœur Inkulture d’Aimma

Au cas où vous n’en auriez jamais entendu parler, Assassin’s Creed est un jeu d’action et d’aventure teinté de RPG (role-play gaming) qui comprend aujourd’hui douze opus dans sa série principale. Le dernier en date, Valhalla, est sorti le mois dernier, mais aujourd’hui j’ai choisi de vous faire découvrir Odyssey, paru en 2018. Il est un véritable coup de cœur tant du point de vue du gameplay que de l’univers dans lequel nous sommes immergé.es : la Grèce Antique. Entamez un périple épique sous les traits d’Alexios ou de Kassandra et passez du statut d’humble mercenaire spartiate à celui de héros/héroïne légendaire. A travers des graphismes à couper le souffle, remplissez vos missions et rencontrez les bonnes personnes qui vous permettront de lever le voile sur votre passé…

♥ Le monde ouvert et les quêtes subsidiaires qui encouragent l’exploration : une montagne vous fait de l’œil à l’horizon ? Eh bien, il ne s’agit pas que d’un élément du décor : vous pouvez vous y rendre et peut-être y découvrir des éléments cachés du gameplay. En bref, votre espace de jeu est illimité.

♥ L’ancrage dans un cadre socio-historique fascinant et l’invasion du mythique et du légendaire ♥ Le choix du personnage que vous incarnez, ce qui n’est pas le cas de tous les Assassin’s Creed !

♥ Le petit + sympathique : en ce moment en réduction sur l’Ubisoft Store, obtenez l’édition standard d’Odyssey pour 18€ au lieu de 70€.

 

15 décembre : Jeune fille en vert (1927-1930) de Tamara de Lempicka (1898-1980), le coup de cœur Kanvas d’Elisa

Tamara de Lempicka est une peintre polonaise représentative du mouvement Art déco. Elle intègre en 1914 l’académie des Beaux-Arts à Saint-Pétersbourg. Sa carrière de peintre débute véritablement à Paris : c’est là qu’elle se forge petit à petit son propre style, en concordance avec la mode de son époque. Son art tombe dans l’oubli suite à la seconde guerre mondiale et c’est seulement autour des années 1970 que la redécouverte du courant art déco ramène son nom sur le devant de la scène artistique … Son art est considéré comme à part au 20ème siècle, ses oeuvres sont le reflet du style mais aussi de la mode des années folles de l’entre deux-guerres.

J’ai découvert cette peinture sur la couverture d’un roman de Romain Gary. Le coup de coeur a été immédiat. Je suis très sensible à l’utilisation audacieuse des couleurs: le vert acidulé utilisé pour la robe parvient tout de même à mettre en valeur le blond des cheveux mais aussi le rouge de la bouche. Les effets de contrastes entre ombre et lumière sont très intéressants. Ce tableau est pour moi l’incarnation de l’élégance, à travers la posture gracieuse de la femme mais aussi de la sensualité, à travers le travail sur les formes de son corps.

 

16 décembre : L’Affaire Arnolfini de Jean-Philippe Postel, le coup de cœur Mark-Page de Magali

« Regarder, regarder encore, regarder toujours, c’est ainsi seulement qu’on arrive à voir », J. M. Charcot, cité par J.P. Postel.

L’auteur nous invite à découvrir avec lui la toile Les Époux Arnolfini, peinte par Jan Van Eyck circa 1434. Chapitre après chapitre et touche après touche, il tente de résoudre l’énigme que représente ce portrait et nous livre ses diverses interprétations. C’est un éclairage nouveau que nous propose J.P. Postel tout au long de son enquête.

3) J’ai beaucoup apprécié l’approche de Postel. Des romans dont l’intrigue tourne autour d’un tableau, on en a vu… Mais l’Affaire Arnolfini e st un ouvrage à part : la seule intrigue qui est ici contée est celle qui prend place dans le tableau lui-même. Entre roman et investigation, ce livre est un véritable jeu de piste, exaltant et surprenant, si bien qu’il est difficile de le lâcher avant de l’avoir fini.

 

 

17 décembre : Shiso burger, le coup de cœur Bistro-Disko d’Héloïse

Une fois rentré dans cet endroit, vous ne voudrez plus en sortir.

Ce restaurant propose des burgers fins et savoureux, avec des ingrédients de qualité. Si l’on retrouve, l’incontournable Cheese Burger, sont aussi servi des burgers plus atypiques, aux saveurs asiatiques, tels que le Salmon Burger, ou encore l’Ebi burger, aux crevettes. Le tout s’accompagnant de plusieurs sortes de frites.

Outre ses délicieux burgers, ce restaurant se démarque aussi de part sa décoration et sa présentation.

Ne laissez pas la carte vous déboussoler et osez tout. L’endroit est agréable et convivial. Vous passerez à coup sûr un bon moment entre collègues, amis ou en famille.

Insta : @shisoburgerparis
Adresse : 21 quai Saint-Michel, 75005 Paris/ 15 rue du Grenier-Saint-Lazare, 75003 Paris

 

18 décembre : Novecento d’André Dussollier, le coup de cœur Spektateur d’Aurea

La maison de Novecento, un illustre pianiste, est quelque peu atypique. De toute sa vie, il n’a jamais posé le pied sur la terre ferme et a toujours vécu sur un immense paquebot. Lorsque la passion de la musique le gagne et qu’il se met au piano, le succès ne tarde pas à arriver : Novecento est capable de reproduire à la perfection tous les airs qu’il entend. On ne cesse de l’inviter à des réceptions partout dans le monde. Un dilemme se présente alors à lui : Novecento cédera-t-il aux chants des sirènes et descendra-t-il du bateau, quitte à renoncer à ses principes ?

Cette pièce aux allures de conte musical a été une superbe découverte. André Dussolier est époustouflant de justesse. Pendant près d’une heure et demi, seul en scène, il incarne successivement différents personnages : toute la pièce repose sur sa prestation poignante.

La poésie de la mise en scène m’a également saisie. Je pense en particulier à une scène où Novecento joue en pleine tempête. Le piano ne cesse de valdinguer d’un bout à l’autre de la pièce, valsant au rythme hypnotisant des rafales de vent. Un vrai plaisir pour les yeux et pour les oreilles.

 

19 décembre : Hunter x Hunter, la série animée, coup de cœur Inkulture de Magali 

Aujourd’hui je vous propose un coup de cœur classique, mais efficace : la série animée Hunter x Hunter. Pour ceux qui ne l’auraient pas encore vue, c’est le moment de se lancer !

Dans la première saison, le jeune Gon décide de devenir Hunter – un aventurier d’élite – pour suivre les traces de son père qu’il ne connaît pas. Pour cela, il doit réussir le très difficile concours des Hunters et survivre à des épreuves dignes des 12 travaux d’Hercule. Les saisons s’enchaînent avec toujours de nouvelles aventures, de plus en plus périlleuses, qui vont forger la détermination de Gon, héros attendrissant, à la fois candide et tête brûlée.

Hunter x Hunter est une série animée brillante que je vous recommande vivement. Elle plaira à la fois aux amateurs de bagarres épiques, et aux grands sensibles, car on retrouve au fil des saisons des ennemis qui donnent du fil à retordre, et des personnages attachants qui tissent entre eux des relations d’amitié et de camaraderie émouvantes.

Une série addictive, adaptée du manga de Yoshihiro Togashi, que vous pourrez retrouver sur Netflix !

 

20 décembre : L’exposition Turner au Musée Jacquemart-André à Paris, le coup de cœur Kanvas de Sarah M

On connaît Turner surtout pour ses grandes toiles, qui représentent souvent un paysage maritime. Ici, il n’y en a pas, car c’est autour de ses aquarelles que l’exposition se concentre. En partenariat avec la Tate, le musée présente une rétrospective de ses aquarelles, en montrant leur caractère personnel, mais surtout en retraçant les expérimentations qui ont mené Turner à proposer un travail sur la lumière si singulier.

L’exposition est suffisamment courte pour que l’on puisse se concentrer sur chacune des œuvres, bien mises en valeur. Les aquarelles ont des couleurs douces et apaisantes, et l’on retrouve le flou lumineux propre au peintre dont je ne connaissais que les toiles les plus célèbres.

Le musée m’a également surprise par son architecture. Sa collection permanente est également très fournie, avec des toiles de Rembrandt ou encore de Canaletto. Chacune des salles est petite à l’intérieur de cet hôtel particulier qui confère une atmosphère chaleureuse et familière.

L’exposition à voir cette saison !

Turner, peintures et aquarelles, Collections de la Tate

Dates : jusqu’au 11 janvier 2021
Adresse : Musée Jacquemart-André – Paris 8ème
Visite en ligne possible sur le site du musée ! https://www.musee-jacquemart-andre.com/fr/decouvrez-visite-virtuelle-lexposition

 

21 décembre : Miss Peregrine et les enfants particuliers de Ransom Riggs, le coup de cœur Mark-Page d’Héloïse

L’univers créé par Ransom Riggs fonctionne comme une trilogie dans laquelle on suit le personnage de Jacob Portman. Après une succession d’éléments il découvre un monde étrange où vivent des enfants dits particuliers. Tout au long de la trilogie, on suit les aventures de toute la bande. Entre révélations, difficultés et amusements, ils ne s’ennuieront pas

 

J’apprécie particulièrement cet ensemble de romans qui nous plonge dans un univers extraordinaire. L’auteur arrive à nous emporter et faire en sorte que l’on s’attache au personnages. A chaque roman on en découvre davantage et il est difficile de ne pas ressentir un vide à la fin de notre lecture.

 

22 décembre : La Bossue, le coup de cœur Bistro-Disko d’Aurea

 

Niché sur la colline de Montmartre, le salon de thé la Bossue vous propose des petits déjeuners, brunchs, déjeuners et goûters savoureux. ​A sa carte, on compte de nombreuses pâtisseries, boissons ou tartes salées : il y en a pour tous les goûts ! Tout est fait maison, jusqu’au pain, et les produits sont en grande majorité locaux et issus de l’agriculture biologique.

Son nom peut tout aussi bien faire référence à la butte Montmartre qu’à la posture voûtée de la grand-mère emblème du salon de thé ou encore aux délicieuses madeleines que vous pourrez déguster. Le mystère reste entier…

J’adore l’ambiance chaleureuse et cosy qui se dégage de cet endroit. La décoration vintage et l’ambiance musicale jazzy apportent un charme particulier à ce lieu.

Si vous vous y rendez, je vous conseille tout particulièrement le succulent cake aux marrons ainsi que la citronnade. J’apprécie aussi particulièrement la sélection de thés proposée !

@labossueparis. 9 rue Joseph de Maistre, 75018 Paris

 

23 décembre : L’album “Aller-retour” de Bon Entendeur, le coup de cœur Inkulture de Calypso

Vous connaissez par cœur « Le temps est bon »… voire vous ne la supportez plus. C’est vrai, cette musique a été répétée, usée, épuisée dans toutes les stories Instagram. Les autres titres de Bon Entendeur sont moins populaires, mais le groupe électro donne un coup de pep’s remarquable à ces chansons qui faisaient danser nos grand-mères. Ce format innovant d’un groupe « amoureux de la culture française » est un véritable hommage au patrimoine musical francophone. Mais notre culture rayonne encore plus à travers ce qui est finalement devenu leur marque de fabrique, des interviews de personnalités françaises, sur fond de musique électro : à écouter tout de suite (notamment sur leur site), et sans modération !

 

Leur album est l’un des rares que j’écoute systématiquement en une fois, du début à la fin. Car leur album est un voyage. Dans le temps. Dans le Sud. C’est une vraie vague de fraîcheur (et le titre « Monaco », je n’en parle même pas !). Les vedettes des sixties n’ont jamais été aussi actuelles, car ce groupe a l’art et la manière de raviver les couleurs du vintage. Les 3 titres « Entrevues » sont vraiment à écouter également, pour avoir un délicieux avant-goût de ces fameux interviews mis en musique.

 

24 décembre : L’origine du calendrier de l’avent – Inklassable

La première forme du calendrier de l’avent tel que nous le connaissons aujourd’hui naît en Allemagne, à la fin du XIXe siècle. Son concept rappelle la période d’​attente des chrétiens lors du temps de l’Avent qui précède la nuit de Noël…

Tout commence dans la ville de Maulbronn, où une femme de pasteur décide d’accrocher 24 petits gâteaux sur un carton, correspondant chacun à un jour du mois de décembre. Son fils, Gerhard Lang, est inspiré par cette idée et en 1908, il commercialise le premier calendrier de l’avent à Munich : le Weihnachts-Kalender, constitué de petits dessins colorés.

Comme vous vous en doutez, le concept plaît énormément et s’internationalise rapidement : en 1920, les premiers calendriers à fenêtres apparaissent tandis que les chocolats s’y invitent dès 1958. Leur forme se rapproche déjà de ceux que l’on peut trouver de nos jours, s’éloignant de la vocation religieuse originelle.

En 2020, le calendrier de l’avent est devenu un outil marketing indispensable permettant de mettre en avant les produits d’une marque, quels qu’ils soient. Pour vous, s’agit-il d’un appauvrissement de la « magie de Noël » ou, au contraire, d’une démultiplication des pratiques possibles rendant les fêtes de fin d’année plus alléchantes encore ? On vous laisse méditer sur la question…

 

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